Votez pour la Révélation soliste instrumental aux Victoires de la Musique Classique 2020 !

Vous avez eu la chance de l’applaudir à Thoiry en novembre dernier, alors votez pour lui  les yeux fermés sur le site de France-Musiques (cliquez ICI) avant le 16 février !

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Rencontre et portrait en cinq questions.

Théotime Langlois de Swarte, révélation des Victoires de la musique classique 2020

France Musique : Pourquoi  avoir choisi le violon ?

Théotime Langlois de Swarte : Quand j’ai commencé, j’avais quatre ans, et j’adorais le violon parce que pour moi, les archets, c’était comme les épées des chevaliers. Je voulais absolument faire du violon parce que je pourrais avoir une épée à moi. Ensuite, l’instrument m’a plu. Et j’ai eu une professeur qui a su me motiver. J’ai adoré cet instrument tout de suite.

Vous auriez pu faire autre chose? 

Je crois que j’aurais fait du chant. Ensuite, peut être que j’aurais fait de la composition ou de la direction d’orchestre. Et après, vraiment, si on m’avait coupé les deux bras, si je n’avais plus rien, j’ aurait fait carrière dans la politique culturelle. Ça m’intéresse, de rendre la musique accessible au plus grand nombre. Travailler comme programmateur, par exemple, c’est le genre de métier que l’on fait beaucoup dans ma famille.  Quand j’étais petit, je ne voulais pas faire un vrai métier, je voulais plutôt devenir pharaon ou chevalier. Mais en y réfléchissant, je n’aurais rien fait d’autre que de la musique.

Si vous aviez la possibilité de rencontrer ou de jouer avec un musicien célèbre, mort ou vivant, ce serait qui? 

Je pense que le musicien qu’on aurait tous envie de rencontrer, c’est Bach. Juste pour l’entendre improviser à l’orgue et ensuite voir quel personnage il était. Mozart ensuite, j’ai tellement écouté ses opéras, il a tellement façonné mon monde. Mes deux parents sont professeurs de chant et  je suis un peu le raté de la famille, parce que je n’en ai pas fait. Mais  les opéras de Mozart, tous les dialogues entre les chanteurs, c’est ce qui m’a vraiment influencé dans ma recherche du son. Je cherche toujours un certain lyrisme et la vocalité dans tous les répertoires.

Comment travaillez-vous votre instrument ? 

Je chante beaucoup ce que je dois jouer. Je travaille lentement pour chercher à obtenir un son d’une certaine profondeur, un son large qui va aussi avec le fait de jouer sur des cordes en boyau. C’est plus difficile pour l’émission du son, mais il y a un côté plus naturel, plus brut. Et donc il faut vraiment chercher pour acquérir de la rondeur, de la largeur. Je cherche tout le temps à imiter la voix, même dans les mouvements rapides.  Il y a quelque chose de très poignant dans la voix. Et dès qu’un chanteur se met à chanter, tout le monde est suspendu. On a l’impression que le temps s’arrête. C’est pour ça que j’adore travailler avec des chanteurs, parce qu’ on se rend compte qu’ils font des choses avec la voix que nous, on n’imaginait même pas pouvoir faire sur nos instruments. Mais il faut essayer de trouver le plus beau timbre, la plus belle expression.

Avez-vous un disque ou une oeuvre de chevet ?

C’est le disque qui a fait que je joue du baroque. Les Quatre saisons de Vivaldi par Amandine Beyer.  C’est mon frère qui m’a offert ce disque quand j’avais 9 ans ou peut-être un peu plus, mais je l’ai écouté en boucle et je me suis dit qu’il fallait que je joue ça. Et c’est pour ça que je fais du baroque aujourd’hui, donc je peux remercier Amandine Beyer qui  m’a énormément influencé et qui m’a donné le goût pour cette musique.

Avez-vous un rêve en tant que musicien ? 

C’est déjà ce que je faits un peu, c’est à dire défendre des répertoires qui sont assez peu joués en trouvant des axes qui font que cela crée de l’intérêt et une curiosité du public. D’explorer les répertoires de chaque époque en trouvant à chaque fois un axe, un intérêt nouveau et en faisant découvrir de la musique qui est parfois injustement très peu jouée.

et pour tout savoir …. un site, une page FB, une page sur notre site , quelques enregistrements et vidéos ici, …

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